Claude Roffat : un parcours singulier 50 artistes présentés par le créateur de la revue l' Oeuf sauvage et Enfers. Après Rebeyrolle, Gillet, Nitkowki (2006) ; Grafitti stories (2007) ; et Bettencourt, Chaissac, Pons (2008) ; le centre d’art a décidé de rendre hommage au parcours et à l’œil de Claude Roffat, créateur et éditeur des revues l’Oeuf Sauvage et Enfers entre 1991 et 1996. Sa revue, l’ Oeuf sauvage a connu 9 numéros et est devenue une référence pour les amateurs de l’art singulier, de l’art dont l’homme est le centre de la création, en rapport avec la nature, avec sa nature profonde. Voici comment a commencé l’histoire de l’œuf et comment Claude Roffat en a déterminé la ligne : « -l’œil existe à l’état sauvage- c’est ainsi que débute, magistralement, le surréalisme et la peinture d’André Breton. Cet œil indompté, contemplateur des merveilles de la terre et de la mer, est aussi un voyeur privilégié des créations humaines. A cet œil à l’état sauvage, « qui voit différemment ce que voient les autres » ou même « commence à voir ce qui n’est pas visible », correspond un Art sauvage. On l’appelle Art Brut, Art Inspiré, Art Singulier, Naturel ou Médiumnique. C’est aussi l’Art Primitif. On le retrouve parfois dans les œuvres d’artistes contemporains ; sa fulgurance leur donne alors un éclat particulier… » (édito de l’oeuf sauvage n°1 oct–nov 1991 Claude Roffat) En 1994, Claude Roffat édita, en parallèle à l’ œuf sauvage , Enfers , une petit revue d’art au format intimiste consacré pour son numéro un à : André Masson, Stassart Springer, Witkin, Mandelbaum, et Claude Alexandre. Le second numéro paru en avril 1996 fut entièrement consacré à Jean Rustin. « Lieu clos, lieu d’enfermement, l’enfer fut tout à la fois la prison et le refuge d’une littérature jugée contraire aux bonnes mœurs. Aujourd’hui, cette notion d’enfer nous apparaît bien désuète. Pourtant, un interdit demeure. Le sentiment d’impudeur ou d’obscénité qui accompagne la représentation sexuelle se retrouve dans l’image lié à la mort. A l’extrême limite de l’intime, la mort – petite ou grande – nous tient sous l’emprise de sa fascination… Notre descente aux enfers, à peine amorcée ici, ne saurait se faire dans la lumière – fut elle noire – ce qui exclut tout surenchère dans la provocation. Enfin, ce serait gravement se tromper que de ne pas percevoir notre entreprise, d’abord, comme un vibrant appel à la vie. » ( avant-dire, Enfers n°1, Claude Roffat). Cet été, le centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive a donc le plaisir de présenter 50 artistes issus de ces deux éditions, dont : Claude Alexandre, Aloïse, Armand Avril, Jean-Louis Bédoin, Pierre Bettencourt, Anselme Boix-Vives, George Bru, Gaston Chaissac, Florent Chopin, Abbé Coutant, Joseph Crépin, Dominique d’Acher, Dado, Philippe Dereux, Fred Deux, Paul Duchein, Yolande Fièvre, Madge Gill, Simone Le Carré, Séraphine Louis, Michel Macréau, Stéphane Mandelbaum, Francis Marshall, Andrée et Jean Moiziard, Marie Morel, René Moreu, Stani Nitkowski, Gilbert Pastor, Marilena Pelosi, Jano Pesset, Louis Pons, Denis Pouppeville, Bernard Réquichot, Jean Rustin, Ronan-Jim Sévellec, Claude Stassart-Springer, Jephan de Villiers, Joël-Peter Witkin, Unica Zürn. A cette occasion, les éditions de l’abbaye d’Auberive publient une histoire de l’œuf par Claude Roffat relatant son parcours.
ART CONTEMPORAIN
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