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Abbaye d'Auberive, un présent du passé pour l'avenir


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Art contemporain > Expositions

Rétrospective Marc Petit

12 juin – 02 octobre 2011

En 2006, l'Abbaye cistercienne d'Auberive (Haute-Marne, 52) voit s'écrire un nouveau chapitre de son histoire avec l'ouverture d'un Centre d'Art Contemporain dans son aile ouest. Renouveau pour l'abbaye, ce centre d'art, spécialisé dans l'expressionnisme et l'art singulier, présente des expositions saisonnières et thématiques autour du fonds de ce monument historique privé.

Après Rebeyrolle, Gillet, Nitkowski (2006) ; « Graffiti Stories » (2007) ; « Bettencourt, Chaissac, Pons » (2008) ; « Claude Roffat, un parcours singulier » (2009) ; et Alfred Kubin, en 2010, le Centre d'Art Contemporain de l'Abbaye d'Auberive accueillera, du 12 juin 2011 au 02 octobre 2011, le sculpteur Marc Petit. Une rétrospective de son œuvre, troublante et émouvante, mettra en lumière ses 35 années de métier.

Plus de trois cents œuvres seront exposées. Le public pourra découvrir toute la palette du sculpteur : de ses dessins à ses bas-reliefs, des plâtres aux bronzes, de ses séries aux pièces uniques, des œuvres monumentales aux sculptures plus intimes. Une salle dédiée aux oeuvres de jeunesse, pour la plupart inédites, permettra aux visiteurs d'appréhender les influences et les sources de son travail : de Phidias à Michel Ange, de Bourdelle à Rodin, de Maillol à Arp.

Par son envergure et sa multiplicité, cette exposition montrera la démarche technique et intellectuelle de l'artiste avec pour fil d'Ariane l'ode au vivant ; comment, en entrant au cœur même de la sculpture, il recherche les lignes les plus expressives qui soient et les mouvements qui permettent de rendre compte de la condition humaine, de son évolution, du joug de la vie et du poids des ans. Il sera montré la nudité des corps dans toute leur vérité, car c'est ce qui fait l'Homme et sa beauté.

« La vérité recherchée et produite, je l'espère, au travers de mes personnages de plâtre est comme l’évolution immuable d’une biographie. Elle n’est pas figée, elle se transforme imperceptiblement comme une ride qui se creuse. Chaque sculpture est un point d’encrage dans la réalité d’un moment donné, une sorte de temps arrêté. J’ai besoin de ces bornes, non pour retourner sur mes pas comme le Petit Poucet mais pour avoir espoir et confiance dans le cheminement. »(Marc Petit)1

 

Un catalogue sera édité par l'Abbaye d'Auberive à l'occasion de cette rétrospective avec des textes de Philippe Dagen et Lydia Harambourg.


1 Marc Petit, Le chemin se fait en marchant, revue 100% Limousin - automne hiver 2010/2011