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Abbaye d'Auberive, un présent du passé pour l'avenir


Art contemporain > Abécédaire des artistes

  1. Arickx Lydie

    • Née dans l'Oise de parents d'origine flamande, Lydie Arickx étudie à l'Ecole Supérieure d'Arts Graphiques de Paris de 1974 à 1978. Elle présente ses oeuvres dès 1982 à la Galerie Jean Briance de Paris, puis en 1983 à la Galerie Amaury Taittinger de New-York. Elle s'installe dans les Landes en 1991 et aborde la sculpture monumentale, puis la fresque à partir de 1993. Les oeuvres de Lydie Arickx figurent dans les collections publiques internationales des plus prestigieuses institutions culturelles comme le Musée National d’Art Moderne de Paris, le Centre Pompidou, le Musée de Tokyo... Lydie Arickx se partage entre son travail de peintre et sculpteur et la création de dynamiques de rencontres impliquant l'art au sein de la population. Dans cette démarche elle participe à de nombreux ateliers de sensibilisation dans le cadre des écoles et des entreprises.

    • Arickx Lydie

  2. Barrot Ronan

    • Né en Bretagne, il vit et travaille à Paris. Après des études à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il obtient la bourse Erasmus pour étudier à Berlin puis deux ans plus tard, il part pour Tokyo avec la bourse Collin-Lefranc. Sa première exposition personnelle a lieu dans un espace privé en 1989 à L'île d'Arun en Bretagne. Ronan Barrot peint des scènes de rue, des sujets de société, des portraits, des paysages... Son style évoque autant Goya que Cézanne, le néo-expressionnisme allemand que Paul Rebeyrolle. Il a aujourd'hui acquit une notoriété telle qu'il expose chez Claude Bernard, galeriste de entre autre de Bacon et de Rebeyrolle.

    • Barrot Ronan

  3. Bettencourt Pierre

    • De 1936 à 1938, pendant ses études secondaires, il suit le cours de Poétique de Paul Valéry au Collège de France. Il se passionne aussi pour le théâtre. A partir de 1941, il achète une presse, et publie pendant une douzaine d'années ses propres textes ainsi que ceux de Michaux, Artaud, Dubuffet, ou Apollinaire. C'est en 1953, à la suite d’un séjour avec Dubuffet, qu'il réalise ses premiers Hauts-Reliefs, qui deviennent sa marque de fabrique. Composés de grains de café, de coquilles d'oeufs, de pierres, de pommes de pin entre autre, ses assemblages mettent en scène des univers surréalistes. Les expositions s'enchaînent alors et ses nombreux voyages en Afrique, Océanie, Indes, Mexique, Egypte lui permettront de nourrir sa passion pour les civilisations disparues. En parallèle, il continuera son travail d'écriture.

    • Bettencourt Pierre

  4. Boix-Vives Anselme

    • Né en Espagne, issu d'une famille pauvre, il ne peut pas aller à l'école, aussi devient il, très jeune, gardien de troupeaux. Il arrive en France en 1917, à l'âge de 18 ans, où il se fait embaucher dans diverses usines. En 1926, grâce à ses économies, il ouvre sa propre boutique de fruits et légumes en Haute-Savoie. Fier de sa réussite, il vit heureux avec sa femme et ses trois enfants jusqu'en 1962 où tout vacille : la mort de sa femme et de sérieux soucis de santé le meurtrissent au point de devoir abandonner ses affaires à l'un de ses fils. Là commence une nouvelle vie, entièrement consacrée à la peinture. Le premier tableau date de juillet 1962 et le dernier, achevé en 1969. Sept années de création où il laisse plus de deux mille œuvres ; dessins et gouaches principalement.

    • Boix-Vives Anselme

  5. Bru Georges

    • Il a enseigné le dessin à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulon pendant plusieurs années. Dès ses premières expositions à Paris et en province en 1967, Georges Bru fait preuve d'une grande maîtrise du dessin tragique et hallucinatoire, et affirme une esthétique singulière dans laquelle le monde est déformé, estompé, opacifié. Ses scènes s'inscrivent dans un registre théâtral, dont la force spectaculaire est assourdie par les tons cendrés, produisant comme un étouffement de la réalité. Les personnages de ses tableaux, aux allures surréalistes, semblent dépourvus de toute humanité. Le dénuement de la composition évoque la solitude dans laquelle sont enfermés les protagonistes. Malgré cette tension grave et intense et la confrontation de forces organiques, le rendu y est minutieux, l'atmosphère voilée.

    • Bru Georges

  6. Chaissac Gaston

    • Enfant rêveur à la santé précaire, il entre dès l'âge de 13 ans en apprentissage. Il occupe divers emplois dont celui de cordonnier. Lors d'un séjour à Paris en 1936, il rencontre Otto Freundlich et Jeanne Kossnik-Kloss qui lui révèlent son destin d'artiste. L'année suivante, le couple lui organise sa première exposition. C'est surtout le peintre Jean Dubuffet, inventeur du concept d'art brut en 1946, qui encouragera Chaissac car il voit en lui l'archétype même de l'artiste brut. A partir de 1948, le peintre s'isole en Vendée avec sa femme, où il crée et correspond énormément. Période très prolifique, il réalise de nombreux objets peints (récupérés la plupart du temps), des totems colorés sur bois, mais aussi des collages en papiers peints.

    • Chaissac Gaston

  7. Combas Robert

    • Après des études à Sète et à l'école des Beaux-Arts de Montpellier, il accède très vite à la notoriété, puisqu'il participe, dès 1980, à l'exposition Après le classicisme (musée de Saint-Étienne), qui rend compte des nouvelles tendances de l'art contemporain. Cofondateur du mouvement que Ben appela la "Figuration libre", sa peinture parle de la société, de la violence, de la sexualité, de la souffrance des gens, de leurs petits bonheurs, de leur petitesse, de leur grandeur. Cette peinture, influencée par les univers de la bande-dessinée et du rock, revendique son caractère populaire. Son oeuvre a déjà fait l'objet de nombreuse rétrospectives en France (Musée des Sables d'Olonnes, Musée de Saint-Etienne...) et à l'étranger (Corée du Sud).

    • Combas Robert

  8. Dereux Philippe

    • Philippe Dereux naît en 1918. Il se voue d'abord à l'écriture, mais sa rencontre avec Jean Dubuffet en 1955 à Vence l'éclaire de manière définitive sur sa vocation de peintre plasticien. Il réalise alors des compositions abstraites et décoratives à la gouache et à l'huile en y intégrant des épluchures de fruits et de légumes. Puis, progressivement, la peinture disparaît des compositions pour laisser place à des personnages composés de pelures uniquement. Il n'abandonne pas l'écriture pour autant, et publie en 1966 un Petit Traité des Epluchures, puis 20 ans d'épluchures en 1981. Depuis 1961, plusieurs expositions personnelles lui sont consacrées, notamment chez Alphonse Chave à Vence ou Pleine Marge à Paris. Philippe Dereux participe également à plusieurs manifestations collectives.

    • Dereux Philippe

  9. Deux Fred

    • Issu d'une famille ouvrière modeste, il suit à partir de 1939 une formation professionnelle avant de travailler comme électricien. En 1943, il s'engage dans le groupe de résistance de l'Usine. Après la guerre, Fred Deux trouve un emploi dans une librairie où il découvre les oeuvres de Breton, Bataille, Sade qui le marqueront. C'est également à cette époque qu'il découvre l'univers de Paul Klee, vécu comme une révélation. En 1951, il fait la connaissance d'André Breton, et devient membre du groupe surréaliste. Se lie d'amitié avec Hans Bellmer et Cécile Reims. Sa première exposition personnelle est organisée en 1953. Dès lors, il partage son temps entre le dessin et la rédaction de nombreux ouvrages, dont La Gana, prix de Mai en 1959. En 1961, le Fonds national d'art contemporain fait l'acquisition d'un dessin.

    • Deux Fred

  10. Djuric Miodrag

    • Miodrag Djuric, dit Dado, naît le 4 octobre 1933 en Yougoslavie. Après la mort de sa mère en 1944, il est recueilli par son oncle en Slovénie. Il suit des études d'art à Belgrade. Lorsqu'il emménage à Paris, Dubuffet lui présente Daniel Cordier qui devient son marchand officiel. Sa première exposition est organisée en 1958. Le succès qu'elle remporte lui permet de rencontrer Réquichot dont il devient l'ami, mais aussi Hans Bellmer et Unica Zürn un peu plus tard. En 1967, le Fonds National d'Art Contemporain achète une toile. Dans les années 70, Dado s'essaie à la gravure. Plusieurs rétrospectives sont organisées à Rotterdam. En 1988, il se lie d'amitié avec Pierre Bettencourt, proche ami de Michaux, avec qui il va collaborer plusieurs fois.

    • Djuric Miodrag

  11. Gillet Roger-Edgar

    • Diplomé de l'Ecole boulle puis de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs, Gillet commence pour se situer dans le mouvement de "l'Abstraction Lyrique". Pourtant en 1958, à la grande surprise de son ami et marchand Jean Pollak, Gillet peint un premier portrait. Entre 1960 et 1962, alors que sa peinture est toujours dans l'abstraction, Gillet poursuit cette recherche avec une série d'encres intitulées "Apôtres", mais c'est en 1963 que son travail bascule vers la recherche de la figure avec son interprétation de la "Cène" et de ses 12 portraits d'apôtres. A partir de cette date, Gillet ne va cesser de travailler sur le corps, le portrait et le paysage. Ses œuvres sont présentes dans de nombreux fonds publics comme le Musée National d'Art Moderne, Paris, le Musée des Beaux-Arts, Bruxelles, le Musée de Sao Paolo, Brésil, ou le Musée d'Oslo, Norvège.

    • Gillet Roger-Edgar

  12. Macreau Michel

    • Il suit des études artistiques où il participe à la réalisation de cartons de tapisserie de Le Corbusier. Après plusieurs expériences collectives, sa première exposition personnelle à la galerie Raymond Cordier en 1962 remporte un franc succès. Elle signe le début d'une longue série d'expositions en France et à l'étranger. En 1969, le musée d'Art Moderne de la ville de Paris fait l'acquisition d'une première toile (une seconde sera achetée en 1982). Mais à partir de 1972, les doutes s'installent, et Macreau, en dépression, se voit contraint d'effectuer de longs séjours à l'hôpital. C'est l'émergence de jeunes artistes au début des années 80 comme Basquiat ou Combas qui va lui redonner foi en son travail. Et aujourd'hui, il apparaît comme un précurseur des artistes de la Figuration Libre.

    • Macreau Michel

  13. Moiziard Andrée et Jean

    • Originaires de Paris où ils sont nés, c'est après 1968 que les deux artistes décident de vivre à la campagne, en Bourgogne. Aujourd'hui, leur atelier est installé à Aisey-sur-Seine. Ils ont à leur actif plus d'une centaine d'expositions, dont la galerie Béatrice Soulié, ou la Halle Saint Pierre à Paris. Unis dans la vie et tous deux amoureux de l'art, ils présentent un univers poétique où se confondent peintures de paysage faussement naïves (le plus souvent réalisées par Andrée) et assemblages divers (des reliquaires sous globe de verre mis en forme par Jean). Il est difficile de dissocier l'art des deux artistes, si bien que leur exposition prennent le plus souvent la forme d'une installation, reconstitution de leur lieu de vie.

    • Moiziard Andrée et Jean

  14. Morel Marie

    • Elle naît à Paris, d'une mère peintre et architecte et d'un père écrivain et éditeur. En 1962, la famille s'installe dans les Alpes de Haute-Provence où la jeune Marie grandit dans un environnement privilégié, de création permanente. A la suite d'une exposition, elle affirme à l'âge de neuf ans qu'elle sera peintre. Adolescente, elle entre à l'Ecole Nationale de Cirque à Paris tout en suivant des cours au Conservatoire. Sa première exposition est organisée en 1977. A 20 ans, elle décide de se consacrer uniquement à la peinture. Les expositions s'enchaînent alors. Aujourd'hui, parallèlement à son travail de peintre, elle publie une petite revue d'art, "Regard", consacrée aux artistes qu'elle aime.

    • Morel Marie

  15. Music Zoran

    • Il naît à la frontière italo-slovène et fut un peintre et graveur de la nouvelle Ecole de Paris. Souhaitant devenir professeur de dessin, Zoran Music s'inscrit en 1930 à l'Académie des Beaux-Arts de Zagreb . Les paysages désertiques de la Castille font resurgir en lui les souvenirs de son enfance. En septembre 1935, au début de la guerre civile, Music quitte l'Espagne pour Maribor. En octobre 1943, il effectue un premier séjour à Venise. Arrêté en 1944 par la Gestapo, Music est emprisonné à Trieste pendant vingt-six jours, dans un cachot camp de concentration de Dachau. Il choisit la seconde solution et y devient en novembre 1944 le prisonnier n°128231. Parvenant à se procurer du papier, en arrachant les feuilles de garde des livres de la bibliothèque du camp, et de l'encre qu'il dilue pour la faire durer plus longtemps, utilisant aussi le crayon et la craie, il parvient à réaliser en cachette quelque deux cents dessins. Il rejoint Venise en octobre 1945 où Ida Cadorin lui prête son atelier. En 1948, ayant besoin à Gorizia de documents en vue de son mariage, qui se fera en septembre 1949, avec Ida Cadorin Barbarigo. En 1951 le "prix Paris" organisé à Cortina d'Ampezzo par le Centre culturel italien de Paris, sur l'initiative de Campigli, Severini), et dont le jury est composé d'artistes et de critiques (Jacques Villon, Ossip Zadkine, Marcel Arland, Jean Bouret, André Chastel, Frank Elgar), décerne son prix de peinture (une exposition personnelle à la Galerie de France) à Music et Antonio Corpora. En 1952, Myriam Prévot et Gildo Caputo organisent ainsi la première exposition de Music à Paris, lui offrent un contrat qui lui permet de vivre entre Venise et Paris, exposant régulièrement son travail Une nouvelle série d'oeuvres, de 1970 à 1976, intitulée "Nous ne sommes pas les derniers", ramène Music à la période tragique qu'il a traversée à Dachau. Les peintures et gravures de ce cycle sont parsemées de montagnes de cadavres qui font écho aux multiples exactions qui accompagnent, notamment, la décolonisation et la montée du totalitarisme communiste. En 1972 Jacques Lassaigne consacre à Music la première rétrospective d'un peintre vivant au Musée d'art moderne de la ville de Paris. Alors que sa vision ne cesse de s'affaiblir, les Galeries nationales françaises du Grand Palais consacrent à Music une grande exposition en 1995.

    • Music Zoran

  16. Nitkowski Stani

    • D'origine polonaise, il présente très tôt les premiers signes d'une myopathie. Son BEPC en poche, il exerce différents petits métiers. En 1972, après avoir appris qu'il ne pourrait plus se déplacer qu'en fauteuil roulant, il tente de mettre fin à ses jours. Ses premiers dessins datent de cette période. En 1979, sur les conseils de Robert Tatin, il abandonne l'abstraction. Il opte alors pour l'encre de Chine et la plume puis l'huile. Une première exposition a lieu à l'Etrange Musée de Robert Tatin, puis en 1982, Cérès Franco lui propose une exposition dans sa galerie de Paris. Roland Vanuxem, collectionneur et galériste, lui achète la plupart de ses tableaux et de ses dessins à partir de 1983. Une importante rétrospective au musée du Pilori a lieu en 1993. En 1995, Stani Nitkowski rencontre Jean-Claude Volot, qui sera son ami et un soutien jusqu'à sa mort.

    • Nitkowski Stani

  17. Pastor Gilbert

    • Il naît en 1932 à Marseille, dans un quartier populaire où il vit jusqu'en 1970. Puis il s'installe définitivement en Haute-Provence. En 1948, il rencontre Boris Bojnev, peintre et poète russe, dont l'influence se fait ressentir. En 1975, Gilbert Pastor fait la connaissance du marchand de tableaux lyonnais Paul Gauzit qui présentera régulièrement son travail à partir de cette date dans sa galerie Le Lutrin à Lyon. Il exposera entre autre à la galerie Béatrice Soulié en 2000.

    • Pastor Gilbert

  18. Pencreac'h Stéphane

    • Après des études d'Histoire, il ne rentre pas aux Beaux-Arts mais commence à peindre (1992-1993) et à organiser des manifestations autour de ses oeuvres ; c'est ainsi que naissent une série d'expositions collectives durant l'année 1996, avec notamment Corpet, Hybert, Gouéry, Dezeuze. Remarqué par la critique, il poursuit son parcours pictural avec, en 1997, l'exposition "Je t'aime". En 1999, une deuxième série d'expositions intitulées "Action directe" fait à nouveau parler de lui. En 2000, il participe à "Big Crunch", organisée par Richard Leydier et réalise son premier plafond. Il récidive au Manoir de Cologny à Genève avec "Zéro / Zéro". "Le paradis est un endroit où il ne se passe jamais rien" est sa première exposition personnelle à Paris (juin 2000). En 2001, il monte le projet "Arabitude" avec le soutien de Francis Hybert. Cette vaste exposition rencontre un grand succès et le propulse réellement sur la scène artistique française.

    • Pencreac'h Stéphane

  19. Petit Marc

    • C'est à Cahors où il passe son enfance, qu'il réalise ses premières sculptures dès l'âge de 14 ans. Il y côtoie deux sculpteurs, anciens élèves des beaux arts de Paris, qui corrigent régulièrement son travail : René Fournier lui apprend les bases du modelage et lui transmet l'enseignement de Marcel Gimond - Jean Lorquin, premier grand prix de Rome 1949, lui apporte sa vision, ses connaissances mais aussi une vraie réflexion sur la sculpture. A 24 ans il présente sa première exposition personnelle à Villeneuve sur Lot. En 1989, Il est lauréat de la fondation de France puis en 1993 lauréat de la fondation Charles Oulmont. La même année est organisée une exposition de ses œuvres au musée Jean Jaures de Castres. Depuis, son travail est régulièrement présenté en Europe dans des foires d'art et en galeries. En 2005, on peut voir près de 150 de ses oeuvres au Lazaret Ollandini à Ajaccio. En 2006, la ville de Cahors et le conseil général du Lot lui consacre une double exposition, au musée de Cahors Henri Martin et au musée Rignault de Saint-Cirq-Lapopie. Le 18 octobre 2008 s'est ouvert à Ajaccio le Musée Marc Petit au Lazaret Ollandini.

    • Petit Marc

  20. Pinchas Burstein Maryan

    • Maryan – Pinchas Burstein (1927-1977), Polonais, Américain. La courte vie de Maryan a été émaillée de tragédies. Juif polonais, il fut interné et martyrisé par les nazis. Seul rescapé de sa famille, il ne sortira vivant des camps que par miracle. Bénéficiant d'une bourse en Israël, il suit les cours du Bezalel Art Institute de Jérusalem de 1948 à 1949. Un accident de tramway à Tel-Aviv fait qu'il sera amputé d'une jambe. Maryan réalise sa première exposition personnelle en 1949 à Jérusalem au YMCA. Il s'installe à Paris en 1950 et passera trois ans aux Beaux-Arts. En dépit de quelques succès (prix des Critiques à la Biennale de Paris en 1959) et malgré son rôle dans l'émergence de la Nouvelle Figuration, il s'installe à New-York en 1962. Il deviendra citoyen américain en 1969. Il meurt prématurément en 1977. Malgré les épreuves traversées, Maryan n'est pas devenu, comme cela aurait pu être, le peintre des camps, le témoin de l'extermination nazie. Sortant de l'enfer, Maryan s'est fait démiurge. Il a créé un univers, une "Comédie humaine" picturale, peuplée de créatures outrancières. Laissant hurler la couleur, distordant le trait pour lui arracher une expression proche de la caricature, il a répertorié autant les figures de pouvoir (militaires, juges, religieux) que les marginaux (toréadors, jongleurs, prostituées). Dans ce carnaval pictural, dont les références se veulent populaires, Maryan a sans doute laissé un message humaniste profond, tant son langage semble viser à une mise en garde qui nous confronte toujours à l'infime frontière qui sépare la victime du bourreau. Message qui renvoie le voyeur à son libre-arbitre et à son miroir. Ce langage de Maryan, si personnel, si violent aussi, a inspiré nombre de peintres de la génération suivante. On pourrait ne citer qu'à titre d'exemple Philip Guston. Il reste que l'oeuvre de Maryan est, malgré cela, d'une manière assez incompréhensible, profondément méconnue.

    • Pinchas Burstein Maryan

  21. Pons Louis

    • Durant sa jeunesse, il apprend le métier d'ajusteur qu'il n'exercera finalement jamais. Il accumule les petits métiers, dont celui de dessinateur de presse jusqu'à l'âge de 21 ans, où il se voit contraint de passer un et demi dans un sanatorium. Malade, il vit et se repose dans de nombreux villages de Haute-Provence. Il découvre alors les dessins de Louis Soutter qui lui insuffle l'envie de dessiner. Il réalise ses premiers dessins à l'encre de Chine. Ses premiers assemblages, eux, datent de 1959. Présentés en 1962 à la galerie Alphonse Chave, ils deviendront son moyen d'expression privilégiés. En 1966 seront publiés ses premiers aphorismes. Il s'installe à Paris en 1973, et expose à la galerie Claude Bernard à partir de 1984.

    • Pons Louis

  22. Rebeyrolle Paul

    • Il étudie à Limoges avant de rejoindre Paris à la Libération. Il découvre alors les peintres contemporains ainsi que la peinture classique au musée du Louvre. Membre du parti communiste français à partir de 1953, il rompt avec ce dernier en 1956 lors de l'invasion russe en Hongrie. Auteur d'une œuvre immense et l'un des plus grands artistes contemporains, il fut néanmoins méconnu du grand public ainsi que de certaines institutions. Son oeuvre, toujours figurative, est marquée par la violence, la rage, la révolte face à l'oppression ou l'engagement politique. Elle est ponctuée de tableaux animaliers et paysagers, ainsi que de tableaux employant des matières collées sur la toile (terre, crin, ferraille...). Elle a été appréciée par les philosophes Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault ainsi que par le collectionneur François Pinault. En 1979, il eut droit à une rétrospective au Grand Palais à Paris, et en 2000 à la Fondation Maeght.

    • Rebeyrolle Paul

  23. Ricol Raphaelle

    • Vit et travaille à Paris. Dans le rougeoiement profond de la nuit, se profilent les silhouettes inquiétantes des éoliennes, monstres froids métalliques munis de bouches prêtes à happer et à broyer le vivant. Leur alignement structure la composition par la verticale mettant en valeur le plan sur lequel se détachent des fragments de chair molle suspendus. Cette vision cauchemardesque est emblématique de la peinture de cette artiste dont chaque toile accapare, inquiète et questionne le regard. Pour traduire sa perception du monde, elle expérimente toutes les possibilités de la peinture figurative. Le corps occupe une place centrale, un corps en tension qui tente de résister aux forces qui le contraignent, un corps muni de prothèses, qui se contracte ou se dilate pour échapper à son destin.

    • Ricol Raphaelle

  24. Rustin Jean

    • Lorrain de naissance, il suit des études secondaires à Poitiers à partir de 1939, période pendant laquelle il apprend également le violon. Ses premières toiles datent de 1944. Quelques années plus tard, il entre à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Maurice Brainchon. Il rencontre Elsa, sa femme, en 1949, qui suit des études de médecine. La première période du peintre est caractérisée par une abstraction colorée. Jusqu'à une importante rétrospective d'une centaine de ses toiles au Musée Moderne de la Ville de Paris en 1971 où le peintre, bouleversé par la vision de l'ensemble de ses œuvres, décide d'en finir une fois pour toute avec l'abstraction. Dès lors, il met en place un univers figuratif sombre, inquiétant, fou diront certains, qui provoque, dès les premiers accrochages, de nombreuses polémiques.

    • Rustin Jean

  25. Saura Antonio

    • Il commence à peindre et à écrire en 1947 à Madrid, alors qu'il est atteint par la tuberculose. Revendique l'influence de Arp et de Tanguy, se distingue déjà par un style très personnel, crée de nombreux dessins et peintures de caractère onirique et surréaliste. A l'occasion de son deuxième séjour à Paris en 1954 et en 1955, il fréquente les surréalistes q. Utilise alors la technique du grattage, adopte un style gestuel et une peinture radicalement abstraite, toujours colorée, de conception organique et aléatoire. Commence à peindre en occupant l'espace de la toile de plusieurs manières très distinctes, en créant des structures formelles qui lui sont tout à fait propres et qu'il ne cessera ensuite de développer. Premières apparitions de formes qui deviennent bientôt des archétypes du corps de la femme ou de la figure humaine. Ces deux thèmes fondamentaux occuperont l'essentiel de son oeuvre. Première exposition individuelle chez Rodolphe Stadler à Paris, chez qui il exposera régulièrement sa vie durant. Limite alors sa palette aux noirs, aux gris et aux bruns. Affirme un style propre et indépendant des mouvements et des tendances de sa génération. Son oeuvre s'inscrit dans la lignée de Vélasquez et de Goya. Entre bientôt dans les principales institutions muséales. En 1967, s'installe définitivement à Paris, s'engage dans l'opposition à la dictature franquiste et participe à de nombreux débats et polémiques dans les champs de la politique, de l'esthétique et de la création artistique. En 1971, abandonne la peinture sur toile (qu'il reprendra en 1979) pour se consacrer à l'écriture, au dessin ainsi qu'à la peinture sur papier. De 1983 à sa mort prématurée, reprend et développe magistralement l'ensemble de ses thèmes et figures, et produit peut-être le meilleur de son oeuvre.

    • Saura Antonio

  26. Sevellec Ronan-Jim

    • Né à Brest, il s'initie très jeune au dessin, au modelage et à la peinture auprès de son père artiste. Ses premiers dessins paraissent dans la presse dès 1960. Etabli dans la région parisienne depuis 1967, il exerce la profession d'illustrateur, réalise des maquettes pour des productions cinématographiques, continue de peindre et participe à de nombreux salons. Mais l'artiste va progressivement délaisser la peinture au profit d'un travail entièrement tourné vers le volume. Le terme "maquette" est en l'occurrence aussi approximatif que réducteur. Pendant plus de dix ans, Ronan-Jim SEVELLEC disparaît du monde des expositions pour travailler ses volumes. En 1989 pour la première fois, il présente ses boîtes d'inspiration surréaliste à Elbeuf en Normandie. En 1995, son exposition à Paris, à la galerie Soulié, rue Guénégaud, le révèle véritablement au milieu parisien.

    • Sevellec Ronan-Jim

  27. Witkin Joel-Peter

    • Enfant, il assiste à un accident de voitures où une petite fille est décapitée sous ses yeux. Profondément marqué, il le sera également pendant son adolescence par les photographies journalistiques de Wegee. Il effectue ses premiers essais photographiques à 16 ans. Après le lycée, il fait de sa passion son métier, engagé entre autre par l'armée comme reporter des accidents militaires. Goya et Bosch, qu'il découvre à cette époque, deviennent ses "héros suprêmes". Professeur de photographie à l'université du Nouveau-Mexique, il se voit accorder de nombreuses subventions afin de continuer à élaborer son univers très controversé. Witkin passe régulièrement des annonces pour trouver des modèles hors norme, et les morgues lui fournissent la matière première de ses travaux. Techniquement, une fois la prise de vue terminée, Witkin gratte au rasoir, redessine, ajoute des pigments aux négatifs, afin de leur donner une texture reconnaissable entre mille.

    • Witkin Joel-Peter